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gwell
Le régal c était la soupe au pistou
kaiin
si tu ne vas pas à ....vous connaissez ?
et bien ça c'est vérifié, j'ai pris un bol d'air breton quelques jours à domicile grace à gwell et sa petite famille, un régal, je n'en dirai pas plus!
l'enchantement, trop court c'est tout !
renaud
Petit tour en pays bigouden, ou tes précieuses conseils sont utiles. Découverte du caractère de la matriarche local avec confrontation linguistique. J'en retire que la bretonne énervée est volubile, têtu et pas forcément de bonne foi, mais le renaud l'est tout autant . Le pays est très joli et très accueillant. Pour preuve : il suffit d'entendre une bouteille de blanc s'ouvrire pour se faire inviter à festoyer en bonne compagnie. Les fruits de mers sont merveilleux.

Merci Michel pour tous ces bons conseils.

Bisette a tous et à toutes.

Renaud.
kaiin
j'ai pris mon bol d'air redonnais ce week end (putain que c'est court !) mais ça fait du bien d'entendre chanter (en français tout de même comme ça je comprend) le Gildas de service, mais avec son accompagnateur ! (un sacré accordéoniste entre nous)
deux mille bornes passées, une belle cérémonie une belle soirée et maintenant je m'adresse, sans le savoir, suivant tes conseils à Madame Pondard en premier !! tu vois j'avais anticipé, la culture savoyarde est un peu la même finalement !!!!
renaud
, la frontière est ouverte, tu viens quand tu veux
ginkgo
Oublie pas de faire valider ton passeport
bossvert
Hel'eau,

Tiens ça fait quelques jours que je n'ai pas franchi la frontière, ça me manque...

ginkgo
....quelques usages qu'il vaut mieux connaître avant qu'il ne soit trop tard et que vous soyez estampillé "tourisse" à vie.

Selon que votre lieu de villégiature se situe au Trégor, dans le Léon, en Cornouailles, dans le pays Bigouden, du côté de Vannes, autour de Redon, etc... les us et coutumes changent, voire même d'un bourg ou d'une paroisse à l'autre. Faudrait plusieurs vies pour en faire réellement le tour et comprendre la multiplicité des habitudes ancrées depuis des siècles pour la plupart.

Quelques points communs qui unissent les bretons, malgré leurs différences, leur ethno-centrisme et quelle que soit leur origine géographique:
- critiquer le touriste et plus particulièrement le parigot (tête de veau) ou l'anglais (vieux souvenirs de la guerre de Cent ans et de la dernière);

- parler du temps qu'il a fait, de çui qu'il fait et celui qu'il va faire, sachant que c'est à peu près le même;

- évoquer les différentes boissons, le breton a toujours soif, à cause de l'océan qu'est jamais très loin et qu'est franchement salé. Le cidre, déjà, entre Clohars Carnouët et la Forêt Fouesnant c'est pas le même climat, forcément le goût non plus. Et depuis peu les bières : http://www.bieresbretonnes.fr/brasseries/ entre 45 et 50 brasseries "officielles". Certains disent de 80 à 85 (sources 2014) ce qui est probablement plus proche de la vérité. On peut vouloir goûter au lambig, affreuse gnôle pour certains, divin breuvage pour d'autres. Malheureusement, le normand ayant breveté son invention: le "calva", le bas armoricain se retrouve comme deux ronds de flanc, n'ayant pas d'appellation AOP

- faire la différence entre l'Argoat (intérieur des terres) et l'Arvor (côtes maritimes) et parler de préférence maquereau (de ligne) à un breton de Penmac'h et choux-fleurs ou artichaut à un natif de Plouaret. Et pas l'inverse pour ne froisser personne. Le breton s'exilant facilement d'un évêché à l'autre, il ne se reconnait pas à sa mine, mais à son accent.

- galette saucisse ou crêpe saucisse? Se poser la question c'est se demander si on est en pays bretonnant (crêpe) ou en pays gallo (galette). Important car le breton étant susceptible, faudrait pas prendre un rennais pour un penn-sardinn (douarneniste) et inversement

- dans fisel, dans plinn ou an dro? Ma Doué, çu-ci veut faire la vie au fest-noz, mar pliche! Le feu au reor (derrière) à vouloir secouer la garreg (jambe) et le troadec (pied) avec! Et prendre une bedazée (vraie cuite) avec lui, par dessus le marché, à boire contre sa soif! La danse bretonne n'est pas compliquée mais fait monter la température du corps. Et l'ibil beuz aussi, la proximité des danseuses pouvant y être pour quelque chose

- au restaurant, profitez-en pour commander du poisson ou un plat de fruits de mer. Dédaignez les bulots caoutchouteux, généralement pêchés sur la côte vendéenne, ainsi que les couteaux, sans grand intérêt. Rien ne vaut les bigorneaux, praires, huîtres, crevettes grises, palourdes, coques, pétoncles, langoustines, moules, coquilles saint jacques, étrilles, homards, dormeurs et araignées de mer. Pour les connaisseurs: ormeaux et pousse-pieds. Pour les vrais connaisseurs, l'araignée pêchée au large de Loguivy, la meilleure au monde.

- face à un couple, parlez à madame d'abord, on est dans un pays plutôt matriarcal

- face à une vache pie noire, vous n'êtes toujours pas remis de la biture de la veille

- face à un korrigan en bleu, c'est peut-être un gendarme

Méfiez vous quand même, on devient breton des fois sans le savoir et les korrigans, poulpikets, ozegans, etc… balancent des sorts à tout va.
Si vous êtes nostalgique d'un crachin exceptionnellement tenace durant toutes vos vacances passées en ciré, des odeurs du varech ou de la porcherie industrielle toute proche, de la magie d'une plage sous un soleil radieux, immédiatement suivi d'une longue averse précédant de peu un ensoleillement fugace…vous êtes naturalisé breton!

Enfin, ce qu'il faut savoir quand on devient breton, car pour être breton, il suffit simplement de le vouloir (c'est pas comme en France où c'est de suite très très compliqué):
- quelques mots glissés au fil de la conversation font office de brevet de bretonnitude et ravissent d'ailleurs le parigot fraîchement débarqué, toujours à l'affût de ce qui lui parait authentique. Un kenavo ne fait pas de mal en quittant un lieu, sauf à l'église où seuls les fantômes pourraient vous répondre. Tout comme un demat (bonjour) mais un brav eo an amzer (beau est le temps) permet d'engager la conversation plus sûrement…avec les voisins de comptoir au bistro. Enfin un yeher mat ou yer mat est indispensable pour trinquer et entreprendre de refaire le monde en bonne compagnie.

Bien sûr il y'a des endroits où il vaut mieux de ne pas s'attarder, l'ankou et les sorcières se baladent sur la lande, généralement la nuit. Passer devant certaines pierres, croix, dolmen, cairn ou cromlech nécessite de se signer trois fois et entendre le galop d'un cheval après minuit n'est jamais très bon. Mais à part ces rencontres qui pourraient vous faire mourir de peur, celles faites avec les armoricains sont le plus souvent charmantes et agréables.

Voilà. Bonnes vacances et attention aux coups de soleil
 
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